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Bilan : 6 mois à l'Assemblée nationale


J'ai répondu aux questions du journal Oise Hebdo sur mes six premiers mois à l'Assemblée nationale.


Vous retrouverez ci-dessous mon entretien en intégralité, sans modifications, dans les conditions de publication.


Vous pouvez retrouver aussi mon bilan en chiffre sur Instagram.


Fidèlement,


Alexandre Sabatou
Député de l'Oise








Mon entretien avec Oise Hebdo


Cela fait maintenant six mois que le député de la troisième circonscription de l’OIse, Alexandre Sabatou, a été élu face à la candidate de la Nupes, Valérie Labatut.


L’occasion est donnée de faire un focus sur ces premiers pas en politique nationale. Quels sont les points positifs qu’il retient. Mais aussi quelles sont les principales difficultés auxquelles il doit faire face sur sa circonscription.


Alexandre Sabatou est jeune, n’a peur de rien et a bien l’intention de faire son trou en politique. Le Rassemblement National lui a donné sa chance et il a bien l’intention de la saisir pour perdurer dans la fonction de député et pourquoi pas, bien plus haut par la suite. Le député ne s’en cache pas. Le parti vise la Présidentielle. Lui se verrait bien intégrer un gouvernement.


En attendant, si le député trouve une oreille plus attentive sur la partie ouest de la circonscription, très rurale et parsemée de petites et moyennes villes . La partie reste plus difficile sur le Creillois, une terre de gauche. Alexandre Sabatou le sait, mais il l’assure : «il est et restera le député de tous les habitants de la troisième circonscription».


Oise Hebdo. Alexandre Sabatou, comment vous sentez vous dans la fonction après six mois de mandat ?


Alexandre Sabatou. Cela se passe bien. C’est beaucoup de travail parce que lors de cette mandature on a affaire à une minorité présidentielle. Ils n’ont plus la majorité à l’Assemblée. il y a énormément d’amendements et de votes qui passent à quelques voix près.


Il faut donc être présent. Suivre de très près. Tout le monde est sur mobilisé. C’est aussi pour cela que le médecin de l’assemblée dit lui-même qu’il n’a jamais vu autant de députés fatigués, éreintés. Cela impacte aussi leur vie personnelle.


O. H. Recadrer la fonction de député et limiter les heures de présence sont des sujets soulevés ces derniers temps ?

A.S. la situation est particulière et nous nous rendons compte que le député doit jongler entre les commissions, la présence dans l’hémicycle, les votes, et retourner parfois en commission. Nous nous rendons compte que nous n’avons que très peu de temps pour étudier un texte, c’est parfois très limite je trouve.


Le travail parlementaire du fait de cette situation n’est pas facile. Mais nous sommes dans un groupe cohérent 88 député il y a un rapport de confiance. Quand un député connait mieux le sujet, il n’hésite pas à le prendre. Les autres suivent . C’est un travail d’équipe. Moi je ne ne plaint pas.


Je suis jeune et n’ai pas d’enfant. Pour d’autres, je comprends que cela soit plus compliqué à gérer.


O. H. Vous êtes très présent dans l’hémicycle. C’est un choix ou une obligation du RN ?


A.S. Je suis très présent dans l’hémicycle c’est vrai. C’est un choix mais je reste aussi très présent sur la circonscription. On n’est pas sur un système ancien où les députés se battaient pour sauver leur siège.


Là, l’idée, c’est vraiment d’arriver au pouvoir en 2027. L’idée, c’est que Marine soit présidente, si elle est candidate, et de former un gouvernement.


On travaille pour monter en compétence, montrer aux Français que l’on est sérieux et là où on reprochait souvent à Marine Le Pen de savoir avec qui elle allait gouverner, j’affirme que dans 5 ans la question ne se posera même pas.


O. H. Le RN aujourd’hui, c’est l’unité qui domine ?

A. S. Il y a une bonne ambiance à l’inverse des LR qui sont vraiment tiraillés entre Renaissance et nous. Immédiatement chez nous, il y a eu une entraide et même si tout le monde, ou presque, débute dans la fonction de député, nopus pouvons compter sur les conseils de Marine Le Pen ou encore de Sébastien Chenu.


Au début c’était compliqué. Je ne la cache pas. J’étais élu le 24 juin, quelques jours plus tard, j’étais attendu à l’Assemblée pour l’administratif. Il fallait trouver un logement sur Paris, trouver les collaborateurs.


J’ai trouvé les miens qu’en septembre parce que je voulais prendre le temps d’avoir les bons, les deux premiers mois ont donc été assez dur.


O. H. Il n’y a pas d’école pour devenir député. On a l’impression d’être lancé dans l’arène ?

A. S. c’est ça. À l’inverse des LR ou du PS qui était un gros parti à l’époque, nous avions un peu tout à découvrir pour le groupe.


Tout le monde a dû monter en compétence et je trouve que l’on a apporté une bonne image, notamment lorsqu’on a voté les amendements que l’on estimait de bon sens. Je me retrouve à voter les amendements de la Nupes à 45 % de ceux du LR, c’est logique, nous sommes un petit peu plus proche.


Nous sommes beaucoup plus éloignés de la majorité. Ce n’est un secret pour personne. Nous votons et voterons tout ce qui va dans le bon sens pour les Français. Cela était d’ailleurs notre slogan de campagne.


O. H. Des amendements soutenus par les RN, cela a parfois du mal à passer auprès de la gauche notamment.

A. S. C’est tout simplement parce qu’ils sont sectaires. Ils sont dans l’idéologie et finalement c’est une opposition de façade.


Nous, nous prouvons que pour nous sommes en capacité de travailler avec tout le monde et encore une fois notre objectif, c’est de proposer une véritable alternative et d’être présent pour 2027.


O. H. Siéger dans la commission finance, c’est votre choix ? C’est un domaine que vous connaissez bien ?

A. S. Oui je le connais assez bien mais je ne cache pas que j’aurai préféré les affaires économiques. D’abord parce que j’ai un diplôme dans l’industrie.


La commission des finances est tout de même une commission très prestigieuse, sinon la plus prestigieuse. J’ai vu cela comme un signe de confiance.


Je suis un proche de Jean-Philippe Tanguy (député RN de la 4e circonscription de la Somme et membre de la commission des finances) et nous nous soutenons dans nos démarches. Les commissions, c’est un important travail.


Pour le budget, c’était une présence de 9 heures à minuit tous les jours ou presque. C’est passionnant et beaucoup de travail mais on sait pourquoi on le fait.


O. H. La politique devient une passion au fil des mois ?

A. S. Tout à fait. La fonction de députés, je prends cela comme un sacerdoce. À chaque prise de parole, on représente des millions d’électeurs qui nous ont soutenu à la Présidentielle. Alors on sait pour qui on se bat. Et quand on a un coup de mou, on y repense et cela nous remotive.


O. H. Sur la circonscription, quelle est l’évolution de l’image du RN ?

A. S. Dès le début, au niveau des maires, nous avions un bon accueil. En porte-à-porte, l’accueil était déjà très intéressant, très positif. Actuellement, je me rends sur différents événements et cela se passe très bien ils sont contents de me voir.


Dès mon élection, j’ai proposé à tous les maires de les rencontrer. Quelques-uns me posaient la question. «Mais les autres maires il vous reçoivent ?».


Certains ne savais pas trop sur quel pied danser. Mais actuellement j’ai pu voir plus d’un tiers des maires de la circonscription. Après c’est le calendrier qui fait que l’on peut se rencontrer ou pas. La circonscription, c’est tout le même 40 communes. Je donne le temps à chacun de pouvoir croiser le calendrier. Cela se fait petit à petit.


On construit ensemble. C’est aussi l’occasion de reprendre contact avec plusieurs d’entre eux. la relation est dans l’ensemble très bonne.


O. H. Cela paraît un peu plus compliqué sur le Creillois ?

A. S. Il y a quelques communes ou c’est plus compliqué. On a vu les échanges avec Creil ou Montataire. Après je les comprends, ils n’ont aucun député de gauche sur leurs circonscriptions. C’est une défaite.


Jean-Claude Villemain le prend pour tel et donc, il essaie d’exister comme cela, en lançant des piques. Mais je ne veux pas entrer dans les polémiques. Celle du 11 novembre ( ndlr : Jean-Claude Villemain avait violemment réagi à l’absence du débuté lors des cérémonies du 11 novembre ce qui a donné un échange de courrier assez salé) je pense qu’il va continuer à s’exciter mais je ne répondrai pas tout le temps.


Monsieur Bosino, je l’ai croisé une fois. Il a dit bonjour dans sa barbe. C’était pour l’ouverture de France service à Montataire. Bon, il n’y a rien à attendre. Ce sont des personnes de la vieille école.



O. H. Justement, la divergence politique est telle que beaucoup d’élus de gauche craignent que le secteur soit abandonné par le député de la circonscription. Cette crainte était déjà existante lors de la précédente mandature, celle de Pascal Bois, député Lrem. Qu’en pensez vous ?

A. S. Je me sers énormément de ce que l’on me fait remonter du terrain pour faire des propositions. Pour exemple, ce que je propose, m’a été directement suggéré par un maire de la circonscription.


Actuellement, lors de dégradation d’équipement et de biens publics, les auteurs condamnés à des amendes doivent les verser à l’état. Moi j’estime, que cet argent doit aller à la commune et ce n’est pas au contribuable de payer encore en plus par les impôts les dégradations subies.


C’est aussi pour cela que je demande à ce que les maires me tiennent au courant, que je puisse continuer à maintenir un dialogue avec la population. Et quand cela bloque, je suis là aussi pour les appuyer par courrier. Tout ce que je peux faire de facilitant, je le ferai.


O. H. La porte reste ouverte à la discussion et à tous donc ?

A. S. Absolument. Il est vrai que les scores n’ont pas été exceptionnels dans le Creillois (ndlr aux alentours de 26 %) mais sur le secteur, je me suis fait connaître en dénonçant une mosquée qui faisait les appels à la prière, il m’a été reproché que cela ne dérangeait que moi.


En réalité, les habitants du quartier eux-mêmes étaient bien content de cette prise de position mais ils n’ont pas la possibilité de réagir directement, tout simplement par peur de représailles. Je n’aurai aucun problème d’intervenir à Creil ou à Montataire mais sans l’aide des maires en place, c’est un peu plus compliqué.


Je suis passé au marché de Noël de Montataire, j’ai pu discuter avec quelques administrés, mais sans le concours des élus, cela va être difficile.


O. H. La question du découpage je reviens assez régulièrement. Vous paraît-elle significative sur la troisième circonscription ?

A. S. Étonnamment, je trouve que ma circonscription est finalement l’une des plus équilibrées du département.


Je discute avec Philippe Ballard, député RN de la deuxième circonscription de l’Oise, il a effectivement une partie de Beauvais mais tout le reste est une circonscription très rurale.


Alors que moi, j’ai de très petites communes, des communes moyennes, et d’assez grosse villes comme Chambly Montataire Méru, et bien entendu une grosse ville comme Creil.


Je pense que c’est plus représentatif. La troisième circonscription est la plus petite en taille mais la deuxième en nombre de population. La proximité avec la région parisienne y est pour beaucoup.


O. H. Quels sont les sujets de la circonscription que vous traitez en priorité ?

A. S. Sans nul doute, le premier qui vient est la désertification médicale. Sujet assez compliqué parce qu’il y a énormément d’inertie. Le fait que l’on ait de moins en moins de médecin, cela remonte au numerus clausus d’il y a 20, 25 ans.


C’est aussi eux qui ont créé la pénurie. Pour retrouver des hauts niveaux, il faudra attendre. Là où nous pouvons travailler, c’est sur l’attractivité du territoire. Que pouvons-nous apporter au médecin pour qu’ils aient envie de s’installer chez nous ?


C’est aussi ce que peuvent faire les maires à leur niveau. Une solution qui serait intéressante, serait de raccourcir un peu le nombre d’années d’études. Elles sont éreintantes et à l’issue du diplôme, le discours dominant est« j’en ai bavé donc je veux en profiter».


Pourquoi ne pas faire un deal comme réduire un peu la durée d’étude, surtout que je pense que c’est sur le terrain que l’on apprend, et permettre à ces jeunes de s’installer, leur donner les moyens.


S’il se plaisent, ils vont rester, fonder une famille. Ils n’auront plus envie de partir. Cela serait plus gagnant que de contraindre.


Pour cela il faut une bonne attractivité. On se rend compte que différents corps de métiers ont le même problème. Je pense notamment à la gendarmerie. Je trouve que l’Oise est un territoire très agréable.


O. H. Puisque l’on est sur le dossier santé, l’hôpital de Creil et notamment les urgences et la maternité sont au cœur d’une problématique récurrente ?

A. S. C’est l’image de ce qui se passe au niveau national. On réduit on réduit on réduit. La politique d’austérité on en voit les conséquences. L’ARS doit revoir sa copie.


C’est déjà une décision de justice. C’est un très gros dossier. J’ai commencé à m’y intéresser en septembre mais avec le budget, il n’est pas facile de s’impliquer à 100 %.


A la rentrée, il est clair que je vais me replonger dedans. La maternité reste le sujet sensible. C’est dans le Creillois qu’il y a le plus grand nombre de naissances. A priori, il paraîtrait logique qu’une ville comme Creil puisse avoir sa maternité.


Encore une fois, je dois me replonger dans ce dossier. C’est l’illustration d’une politique nationale qui ne correspond pas à la réalité du terrain.


Mais à première vue, cela paraît compliqué de faire revenir une maternité, on voit que l’ARS revient sur le sujet pour être carré. On n’a pas l’impression que les pouvoirs publics veulent faire revenir la maternité, cela ne veut pas dire que c’est impossible.


N’oublions pas qu’en période covid, on manquait de lit, Paradoxalement, on continuait à supprimer des lits d’hôpitaux. Le gouvernement aurait pu dire, «on a commis une erreur», mais non, le gouvernement maintient son cap contre vents et marées.


O. H. Le réseau routier reste une de vos priorités semble-t-il ?

A. S. Effectivement c’est un dossier qui me tient à cœur. Le réseau routier est souvent sous tension notamment en période de moisson. Sur ce territoire, nous n’avons que trois petits ponts pour la traversée de l’Oise et globalement de l’axe de la D92.


Pour le coup la préfecture semble plus ouverte. J’en discute régulièrement avec eux. Tout le monde est conscient qu’il y a une augmentation du trafic il y a donc nécessité de créer de nouvelles infrastructures.


Le sujet cela va être le département. Est-ce que le département va vouloir investir ? Le bras de fer risque d’être là-bas. Tout est lié. Le tonnage des camions a augmenté avec le temps mais les routes n’ont pas changé. Ce qui pouvait passer dans un centre-ville hier ne passe plus aujourd’hui.


La réflexion sur un nouveau pont est majeure. Le pont de Saint-Leu-d’Esserent est saturé. Il est difficile de se croiser dessus. Il est peut-être un petit peu âgé. Il faut le remettre à niveau. Il faut s’appuyer sur le local, voir avec tous les élus ce que l’on peut faire, trouver un compromis. Le besoin est là et une solution devra être trouvée.


Après, quand je pense qu’à un besoin est suffisamment fort, tout le monde est capable de se mettre autour d’une table pour trouver un consensus.


J’ai travaillé notamment avec Crouy-en-Thelle parce que la D92 passe au milieu de leur village. J’ai été saisi par le maire et les associations du village. J’essaie d’apporter le conseil et les accompagner du mieux possible. C’est aussi cela le rôle d’un député.


O. H. Ces six premier mois sont donc constructifs, motivant ?

A. S. Très motivant. Les élus sont demandeurs. Finalement Pascal Bois n’avait tellement rien fait que beaucoup m’ont dit que rien que de m’avoir vu, j’avais déjà fait plus que lui. Je me suis dit qu’il avait vraiment mis la barre bas. L’idée c’est d’être à disposition.


O. H. Le RN monte en puissance sur le département. Le discours est lissé également. Tout cela entre dans une stratégie pour s’imposer au fil du temps ?

A. S. Sans doute que nous n’avions pas les bons candidats à l’époque. Après historiquement, on a toujours été fort ici. L’évolution nationale fait qu’aujourd’hui les électeurs se font connaître.


Ce qui est intéressant par exemple avec Reconquête, c’est qu’ils ont pu maintenir le débat sur l’immigration. Dans le même temps, nous avons pu montrer nos compétences notamment sur le pouvoir d’achat et que nous apportions des solutions.


Auparavant, chaque fois que nous étions invités, le débat se rapportait à l’immigration. D’autres ont relayé cette question, cela nous a permis de développer d’autres dossiers, la santé, l’économie, le pouvoir d’achat, des sujet très attendu par la population.


On a tout simplement paru plus sérieux parce qu’il y a eu une écoute attentive, différente. Les gens écoutent ils voient bien que nous ne sommes pas le diable comme on a bien voulu le faire croire à une époque.


O. H. Le gouvernement Macron-Borne représente quoi ? un gouvernement 49-3 ?

A. S. Ah oui et pas qu’un peu. C’est systématique maintenant. Dès que cela ne va pas dans leur sens, ils sortent le 49-3 d’autant plus vite quand on arrive à passer un amendement qui ne leur plaise pas.


Je pense notamment à l’amendement du Modem sur les super profits et sur lequel on était tous d’accord. Ce qui est amusant avec ce gouvernement, c’est que du matin au soir ils vont vous expliquer que l’on est dans la discussion, le consensus mais quand il y a amendement, ils sont systématiquement contre.


Aucune discussion n’est possible. Ils essaient de donner une image où ils sont dans la discussion mais dans les faits, c’est totalement à l’opposé. Ils seront bloqués un moment ou un autre puisque les 49-3 sont limités.


Sur les autres sujets, il faudra bien que cela vote. C’est le peuple qui a choisi d’élire ses députés, les gens sont contents il n’y est pas de majorité et tout le monde est représenté. On nous dit de plus en plus que c’est bien que le RN pèse dans le débat.


C’est normal qu’il soit représenté. Il y a des grands moments à l’Assemblée, notamment lors d’un amendement des LR sur la territorialité. Chacun a pu s’exprimer. L’amendement est passé avant le 49-3.


Il y a de nombreux sujets ou finalement nous sommes tous d’accord. La réintégration des soignants par exemple, tout le monde est d’accord sauf le gouvernement.


Je ne comprends pas pourquoi il ne cède pas là-dessus, on est le dernier pays européen à ne pas les avoir réintégrés. Il y a de vrais points de convergence… Même si la gauche n’aime pas dire ça.


O. H. Les députés Renaissance s’attendaient-ils à une telle opposition ? Quel est votre ressenti?

A. S. Effectivement, la plupart des députés pensaient pouvoir être élu sans en avoir fait beaucoup plus.


Aujourd’hui ils sont dans l’hémicycle et doivent batailler pour faire valoir les idées du gouvernement. Ils se rendent compte que ce n’est pas si simple et que face à eux, il y a une véritable opposition, structurée qui fait valoir un débat d’idée.


Les législatives, c’est le reflet de la présidentielle. Par exemple, le député sortant de la 3e, je ne l’ai pas vu en campagne. C’est à l’image des députés du parti Macroniste. Ils pensaient être réélus dans un fauteuil.


Au lendemain les élections, j’ai vu dans la presse que beaucoup ne comprenaient pas. Pour le coup, nous, nous avons beaucoup connu la défaite. Ceux qui étaient très en avance au premier tour, se méfiaient.


Parce qu’ils avaient en mémoire le nombre de fois ou on a eu une remontada de l’autre côté avec un front républicain. Moi, je pensais sérieusement qu’il y avait une possibilité de l’emporter.


Les défaites successives nous ont donné beaucoup d’humilité et nous savons ce qu’il faut faire pour gagner aujourd’hui.


L’objectif, c’est aussi de durer. Encore une fois, on sait pour qui et pourquoi on le fait. Il ne faut surtout pas se relâcher. Je passe de plus en plus à la tribune. Je suis content aussi d’être mis en avant par le parti. Il y a une véritable confiance.


Il faudra compter avec nous dans les années à venir. C’est incontournable. C’est un parti méritocratique. Si on s’investit, si on montre que l’on fait le travail, cela paie.


O. H. Et sur la circonscription, un petit message en direction de ceux qui ne souhaitent pas entamer le dialogue ?

A. S. Je peux comprendre, mais moi je tends toujours la main. Sur la circonscription il y a des maires sans étiquette, mais de gauche qui n’ont aucun problème.


Moi j’irai un jour à Creil ou à Montataire pour les cérémonies ou autres. Ces derniers temps, je voulais remercier la ruralité qui m’a fait élire.


A Cramoisy par exemple, j’ai trouvé touchant que l’on me dise que c’était la première fois qu’ils avaient vu un député venir chez eux. C’est aussi cela notre rôle. Etre présent.




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Alexandre Sabatou, député Rassemblement National de l'Oise
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