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Elisabeth Borne doit partir


Alexandre Sabatou Elisabeth Borne député de l'Oise

Hier, lundi 20 mars, les députés se sont prononcés sur les deux motions de censure déposées par le groupe du Rassemblement national et de LIOT conduit par le député Charles de Courson.


La censure n'a malheureusement pas été décidée à seulement 9 voix près. Ce résultat, s'il est décevant, demeure meilleur que prévu. J'ai naturellement voté les deux motions de censure.



La confiance entre le Gouvernement et les Français est rompue

Le choix du gouvernement de passer en force en utilisant l'article 49-3, après avoir déjà limité dans le temps le débat à l'Assemblée nationale en utilisant l'article 47-1, pour adopter la réforme des retraites est un déni de démocratie.


Avant l'annonce d'Élisabeth Borne à l'Assemblée, les Français s'étaient déjà prononcés contre l'usage du 49-3. L'institut de sondage IFOP avait montré que 78 % des Français trouveraient injustifié le recours à l’article 49-3 par le gouvernement pour faire passer la réforme des retraites.


Les Français ont condamné massivement le refus du gouvernement de laisser les députés s'exprimer par le vote. Cet acte a donc rompu le lien de confiance qui unissait les Français à leur gouvernement, et plus particulièrement à Emmanuel Macron.



La réforme des retraites laissera une trace indélébile


Le choix du gouvernement de recourir à l'article 49-3 pour adopter la réforme des retraites a été une décision lourde de conséquences pour le président Emmanuel Macron. Cette décision restera comme une trace indélébile dans l'histoire de son quinquennat qui signe déjà la fin de son deuxième mandat.


Si les motions de censure n'ont pas été adoptées à 9 voix près à cause du manque de courage de certains députés les Républicains, il n'en demeure pas moins que l'autorité de la Première ministre est contestée et son gouvernement discrédité.

L'image du président auprès de l'opinion publique a été sévèrement écornée, elle est actuellement très faible à seulement 28% d'opinions favorables !



Les députés qui n'ont pas voté la motion de censure soutiennent la réforme des retraites


Seuls les députés qui souhaitent la censure du gouvernement votent une motion de censure. Les députés qui n'ont pas souhaité délibérément voter les motions de censure soutiennent de facto la réforme des retraites et ce gouvernement. Ils sont donc 2/3 des députés les Républicains a avoir accordé leur confiance à Elisabeth Borne et son gouvernement.


La conclusion est simple : les Républicains sont désormais une composante de la majorité d'Emmanuelle Macron. S'ils s'étaient révélées de bien discrets opposants depuis le début du nouveau mandat législatif, brillants davantage par leurs absences que par leurs propos, il n'existe désormais aucun doute : les Républicains sont macronistes.



Le combat n'est pas encore terminé


Le groupe Rassemblement national utilisera tous les moyens institutionnels possibles pour que la réforme des retraites ne passe pas.


C'est dans cette optique que nous avons déposé aujourd'hui un recours auprès du Conseil constitutionnel car nous estimons qu'il y a eu de graves violations de la Constitution, notamment dans le véhicule législatif utilisé.


En effet, ce dernier a utilisé un budget rectificatif de la sécurité sociale pour une réforme des retraites et le 47-1 pour limiter dans le temps les débats, les cavaliers législatifs et la sincérité budgétaire.


Le combat contre la réforme des retraites n'est pas encore terminée.


Alexandre Sabatou
Député de l'Oise

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Alexandre Sabatou, député Rassemblement National de l'Oise
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