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Le risque d'effondrement de la filière betteravière


Alexandre Sabatou avec les professionnels de la betteraves

J'étais aujourd'hui à Beauvais à la Maison de l'agriculture, à la rencontre d'Alexis Hache, Président de la Confédération générale des planteurs de Betteraves pour évoquer les problématiques importantes que rencontre la profession.


La production de betteraves en France est notamment nécessaire pour le sucre, l'éthanol, l'alimentation des élevages ovins et pour les méthaniseurs présents dans la région.


Les betteraviers ont été fortement touchés par la baisse des quotas de l'Union européenne. Auparavant, la France était auto-suffisante en la matière. Désormais, ce n'est plus le cas pour le sucre. L'activité est menacée par une concurrence en dehors de l'U.E.



L'interdiction de la molécule néonicotinoïde : des conséquences importantes


La décision d'interdire en 2016 la molécule néonicotinoïde a eu aussi des conséquences sur le secteur. Elle était directement intégrée par le semencier dans la graine et permettait d'éviter certains parasites spécifiques, la jaunisse, etc... Les écologistes ont voulu faire des betteraviers un symbole, en tant que "tueurs d'abeille". Il convient de rappeler que la betterave est récoltée avant floraison.

Les betteraviers ont obtenu trois années supplémentaires d'utilisation de la molécule, qui arrive à terme dans un an, mais ils n'ont pas de technique alternative pour le moment : la recherche aurait besoin de bien plus d'années. Cette politique n'a pas son pareil au sein de l'U.E. L'Allemagne et les Pays-Bas notamment dérogent à cette norme.

Globalement, les agriculteurs, les industries concernées et les semenciers travaillent beaucoup pour rendre l'agriculture à la fois saine et productive mais ils ont le sentiment d'être constamment bloqués par de nouvelles normes et nouveaux contrôles ... Les professionnels du secteur ont avant tout besoin de visibilité et d'un cadre clair.

Pour le moment, la hausse du prix du sucre compense la baisse de productivité. Mais jusqu'à quand ? Les betteraviers s'engagent généralement pour cinq ans et beaucoup risquent d'arrêter car l'investissement devient trop risqué dans un environnement fortement concurrentiel et des marges qui s'effondrent.


Dans ce secteur où la France a pourtant beaucoup de compétences et de potentiel, la filière se trouve dans un moment décisif où son effondrement est une option sérieuse.


Il est temps de sortir des décisions dogmatiques et de regarder la réalité en face. C'est dans cette optique que j'entends engager la réflexion auprès du ministre de l'agriculture.



Alexandre Sabatou Député de l'Oise

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Alexandre Sabatou, député Rassemblement National de l'Oise
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