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Lutter contre le recul de la culture scientifique en luttant contre la gauche

J'intervenais dans le cadre d'un débat organisé dans l'hémicycle visant à "Contrer le recul de la culture scientifique à l'école, au sein de l'État et dans nos politiques publiques".


À cette occasion, je suis revenu sur le délitement de l'apprentissage de la science à l'école par des phénomènes bien connus : les décisions politiques calamiteuses de la gauche au pouvoir depuis 40 ans, de l'émergence de la religion islamique à l'école et des mouvances sectaires irrationalistes comme le wokisme.


Alors que le XXIème siècle sera plus que jamais celui de la science et du progrès technique pour combattre les enjeux environnementaux qui nous concernent déjà, nous devons restaurer l'éducation nationale pour garantir l'esprit critique des jeunes générations et les ramener dans le camp de la rationalité.


Alexandre Sabatou
Député de l'Oise




Mon intervention à l'Assemblée nationale


Madame la Présidente,

Monsieur le ministre, Mes chers collègues,


Je cite : « Le monde crève de trop de rationalité (...), je préfère des femmes qui jettent des sorts plutôt que des hommes qui construisent des EPR. »


Je cite : « On consomme, dans ITER le quart des ressources planétaires. J’ai oublié les noms, le nobrium je crois ».


Pas de chance, le nobrium n’est pas un métal qui agit dans le processus de fusion nucléaire. C’est un anxiolytique.


Ces tristes citations non exhaustives sont la preuve que le recul de culture scientifique à l’école est arrivé jusqu’aux bancs de notre assemblée. Qu’est-il arrivé à la France de Descartes et de Pascal ? Comment expliquer la dégradation de l’école, de l’excellence, de la culture scientifique ? Et bien par les fossoyeurs des idéaux de la République, la Gauche.

Le manque de connaissance scientifique en France est le résultat de l’abandon de son enseignement. La gauche a été son fossoyeur à coup de réformes qui sous couvert d’égalité des chances ont saboté le principe même de l’institution en appliquant un nivellement par le bas dont les sciences ont été les premières victimes.


La méritocratie, qui faisait la gloire de la IIIème république, a disparu au profit de la médiocratie. À la fierté de s’extraire de sa condition par l’excellence, nos dirigeants ont choisi l’égalité dans l’ignorance.


Résultat en 2019, au niveau mondial dans le classement TIMMS les élèves français de CM1 ont obtenu en maths le score le plus bas de l’Union européenne : 42 points en dessous de la moyenne.


Si nous restons le deuxième pays le plus prolifique en médailles Fields c’est grâce au parcours d’excellence que représente les classes préparatoires et les écoles d’ingénieurs et ce même si une remise à niveau des élèves est nécessaire tant le niveau en terminale a baissé.


Lorsqu’un édifice vacille, il faut toujours en revenir à ses fondations. En l’occurrence, l’éducation nationale.

L’école est la base, le socle de la connaissance d’une société, elle doit être la première étape de notre sursaut. Il faut revenir à une école intemporelle qui préserve des vices de l’époque.


Une école des savoirs fondamentaux en y accordant assez heures pour que ces savoirs soient transmis tout en la préservant des querelles de la société.


Elle doit former des esprits critiques, libres et dépouillés des superstitions en tout genre que veulent imposer les religions et les mouvances comme le wokisme qui infestent nos universités.


Cet effondrement se poursuit avec Emmanuel Macron qui ne prend pas la mesure du problème.


J’en veux pour preuve la réforme du lycée général portée par Jean-Michel Blanquer qui a entraîné la diminution du nombre d’élèves à profils scientifiques de 25% entre 2019 et 2021 mais aussi de la proportion de filles en spécialité mathématiques qui est passé de 47% à 40% sur la même période, revenant aux niveaux d’il y a 30 ans.


Alors que nous avions besoin de 50 000 nouveaux ingénieurs en 2021 seulement 43 000 élèves ingénieurs ont été formés. Pire, une partie de ces ingénieurs que nous formons s’expatrient vers des contrées où les perspectives de carrière et de rémunérations sont bien plus attractives qu’en France.


Ils sont tellement nombreux en Californie que l’on s’y réfère en parlant de « French Mafia ». Ceux qui inventent et développent les nouvelles technologies, comme l’Intelligence Artificielle sont Français, leurs études ont été payés par le contribuable Français mais ce sont les américains qui en récoltent les bénéfices.


La France prend un terrible retard sur les autres nations. La recherche et l’industrie française vont pâtir de cet effondrement du nombre d’étudiants en science.


Le rôle de l’État est d’orienter ses enfants vers les métiers utiles pour le bien commun. Nous avons plus besoin d’ingénieurs que d’employés du tertiaire qui font des powerpoint chez McKinsey.


C’est ainsi que nous assurerons notre souveraineté et l’avenir de notre industrie qui ne connait de relance que dans les déclarations du Gouvernement.


En tant qu’ingénieur de formation, je tiens ici à l’Assemblée Nationale, à remercier ces professeurs, majoritairement des femmes qui m’ont donné le goût des sciences et qui m’ont guidé.


Je remercie Madame Krir pour m’avoir orienté vers des études scientifiques plutôt que de commerce, je remercie Madame Lenain pour m’avoir enseigné la rigueur scientifique et enfin je remercie madame Garnier pour la qualité de son enseignement et ses précieux conseils.


« le plus beau métier du monde » comme disait Péguy « après le métier de parent, c’est le métier de maître d’école et c’est le métier de professeur de lycée. Mais alors que les instituteurs se contentent donc de ce qu’il y a de plus beau.


Et qu’ils ne cherchent point à leur tour à expliquer, à inventer, à exercer un gouvernement spirituel ; et un gouvernement temporel des esprits. […] Tant que les instituteurs enseigneront à nos enfants la règle de trois, et surtout la preuve par neuf, ils seront des citoyens considérés. ».

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Alexandre Sabatou, député Rassemblement National de l'Oise
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