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MERCOSUR : un projet dangereux pour les agriculteurs

En commission des Affaires européennes, j'interroge le ministre délégué chargé du commerce extérieur sur ses intentions concernant le projet MERCOSUR, projet de libre-échange entre les pays européens et les pays sud-américains.


Commission des Affaires européennes : Olivier Becht, ministre délégué chargé du commerce extérieur, de l'attractivité et des Français de l'étranger, avant la réunion du conseil commerce du 25 mai 2023


Mon intervention

Depuis 1995 le projet de libre-échange entre l’Europe et l’Amérique du sud est un serpent de mer. Ces négociations de coopération entre le Marché commun du Sud et l’Union européenne commencées en 2000 ont été interrompues et reprises plusieurs fois. Alors qu’un accord de principe avait été trouvé en 2019, rien n’a été signé depuis.


Ces contretemps montrent les difficultés et les réticences que soulèvent cet accord commercial entre l’Union Européenne et le Mercosur et ce, des deux côtés.


Le monde agricole est vent debout contre cet accord. La FNSEA et la Coordination rurale dénoncent une concurrence déloyale. Le porte-parole de la Confédération paysanne y voyait quant à lui, je cite : une impossibilité de « travailler à un nouveau pacte agricole, une meilleure rémunération des paysans, une alimentation de qualité pour tout le monde, si en même temps on continue à favoriser les endroits avec les coûts sociaux et environnementaux les plus faibles ».

Les craintes du monde agricole nous paraissent justifiées. En effet, nous voulons une agriculture respectueuse de l’environnement, de la biodiversité et de qualité.


Les pays Sud-Américains n’appliquent quasiment aucune des normes environnementales qui sont imposées au sein de l’Union européenne.


Sans l’adoption de mesures miroirs demandant le respect de nos normes sanitaires, environnementales et de bien-être animal, c’est notre modèle d’une agriculture vertueuse qui est mis en péril.


Le libre-échange nivelle par le bas l’ensemble du monde agricole alors que nous voulons au contraire aller vers l’excellence. En somme le libre-échange, c’est la politique du moins disant.


Alors que la lutte contre le réchauffement climatique est un enjeu mondial on ne peut que s’inquiéter de l’impact qu’aurait cet accord des deux côtés de l’atlantique.


Alors que nous voulons en France développer les circuits courts cet accord de libre-échange fait tout l’inverse. En outre, il est probable qu’un marché ouvert sans restriction ne ferait qu’accroitre la déforestation de l’Amazonie et ce malgré les promesses du Président Lula.


Pour éviter ces écueils, le Rassemblement national propose depuis des années de mettre en place des accords bilatéraux respectueux de la souveraineté des différents pays à la place de ces accords multilatéraux destructeurs.


M. le Ministre, en 2019 le Président Macron avait bloqué ces négociations, quant au parlement européen il n’a de cesse de critiquer ce projet.


Que comptez-vous faire concrètement dans ce dossier ? Comptez-vous imposer l’adoption de mesures miroirs pour protéger notre filière agricole ? Quelle est la place que vous comptez donner à la politique environnementale dans ce projet d’accord avec les pays du MERCOSUR ?


Alexandre Sabatou
Député de l'Oise




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Alexandre Sabatou, député Rassemblement National de l'Oise
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